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Ruralités, chez les Carnets de Lune. Préface de Marie-Hélène Lafon (Prix Renaudot 2020). Paru en juillet 2021.

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Un ensemble de huit textes à retrouver dans son intégralité dans la revue Fragile.

Extrait : « (tant de bruits avant l’orage)
et les maisons qui attendent des solitudes c’est
tous les deux mois les arbres refaits du chemin des escargots
celui derrière la maison
loins des photos abîmées que vous ignorez
longtemps pas ouvertes ces boîtes
troisième niveau de l’étagère encastrée dans chambre des parents
Ces automnes pourtant des préambules ont triomphé sur l’été principal

(tant de bruits avant l’orage)
Au fond deuxième niveau de l’étagère encastrée dans mon plexus
Dans le coeur
C’est pas encore la pluie
C’est les bruits je vous dis
Quand les contrées changent de couleur
de gueule
quand le renard s’abrite
quand on sait qu’au fond de la vallée se passe chose qu’on sait pas
Ces automnes persistent persistent

Je les noie en Méditerranée
Je les noie avec la peau perlante de l’aimé

Mais la terre mange l’eau encore plus la terre orageuse gorgée

Ma province devient univers qui souvent demeure
Ma province ronces ma province barbelés ma province fumier taureau hostile que petite fille mal réveillée croise
Les gens du village qui s’engueulent c’est aussi les bruits avant l’orage
[…] »

Le Berger et son père

Un ensemble de 7 poèmes dont 4 sont à retrouver dans le numéro 1 de la revue Point de Chute et 3 dans la revue Fragile

Découvre-l’eau

Un poème à retrouver dans la revue Fragile

Puech

Un ensemble de poème à retrouver dans la revue Teste, véhicule poétique

J’aime les gens bizarres

Un poème à retrouver dans la revue Tract #9

Cadastrer

Un poème à retrouver dans la revue Lichen en août 2021

Extrait : « J’ai allumé des flammes que je peine à éteindre 

Depuis cet âtre de campagne je mets la soupe que je te donnerais cent fois

Que je ferais couler dans ton gosier 

Chaude boisson pour tes poumons

Depuis ce brasier je te le dis j’envisage

de m’enfuir dans ton visage […] »

Extrait : « Découvre l’eau et ne couvre pas le feu
C’est la mer pas la montagne
Longtemps cru incompatibles

Ne dit-on pas « mer de nuages » ?
Il suffit d’y penser.

À toute cette brume.

Qu’on dirait une mer. […] »

Extrait : « Jusqu’à la dernière ligne du Vivre

creuserai les traits, chercherai le souffle, écrirai sinueusement
prendrai des chemins terreux quand il aurait fallu du lisse

Extrait : « depuis leur enfance comme

quelque chose de décalé

un strabisme de l’âme »

Extrait : « […] C’est la pluie qu’on attend pour nous déloger

et avec elle déloger nos tourments. »